Le billet du luxe

Le billet du luxe /Part II : le consommateur janvier 2017

Pour Bruno Walther de Captain Dash, le luxe est passé dans les années 70, d’un produit ordinaire pour des gens extraordinaires à un produit extraordinaire pour des gens ordinaires. Cet état n’est-il pas encore en train d’évoluer ? De nos jours, le luxe se résume-t-il encore au produit ? Et le consommateur, toujours si ordinaire ? D’un côté le produit laisse place à l’histoire de marque. De l’autre, les gens ordinaires deviennent des consommateurs avertis et exigeants qu’il n’est pas bon de prendre pour de simple acheteurs. Alors, le luxe aujourd’hui, une marque extraordinaire pour des consommateurs extraordinaires ?

Le consommateur n’a pas le luxe facile. 

Il est loin le temps où le consommateur semblait acquis à la cause du luxe, prêt à toutes les dépenses pour acquérir LE produit tant voulu, celui qui porte le sceau de la marque et qui assure, par sa simple acquisition, un statut. Aujourd’hui, il faut plus qu’un logo justifiant un prix élevé. Le consommateur n’a plus envie d’être l’homme sandwich de maisons de luxe omnipotentes. Il veut être acteur et mener les marques là où il veut qu’elles soient : sur le terrain de l’authenticité et de la complicité. Pour ce consommateur, que la culture internet a autonomisé, il n’est pas de produit sans univers d’appartenance. Plus de chichis ou de dissimulation, la marque est à nu. Elle doit se montrer vraie, s’ouvrir à ses clients, les inclure. En un mot, elle doit aller les convaincre de lui rester fidèle en leurs montrant qu’elle est bien plus qu’une simple marque, qu’elle est aussi et surtout : une expérience. 

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